FEFFS 2016 – Jour 2 : Sorcières et vampires

Une nouvelle journée commence, une journée plutôt pluvieuse, ce qui est un bon prétexte à aller se cacher dans les salles de cinéma, au point de ne plus voir la lumière du jour. J’aime énormément cette ambiance bon enfant, le plaisir de parler avec les inconnus autour de nous de ce qu’on voit, débattre avant que les lumières ne s’éteignent. C’est aussi un petit marathon, et c’est assez fatiguant de rester assis, passif devant un écran. Mais c’est véritablement une expérience géniale.

J’ai donc commencé cette journée avec Dracula de Tod Browning, dans le cadre de cette merveilleuse rétrospective Universal Monsters. Merveilleuse, puisqu’elle m’a permis de voir sur grand écran ce que je recherchais depuis longtemps. Dracula est une oeuvre profondément gothique. Certains plans sont sublimes, des plans du châteaux délabrés aux rues brumeuses et inquiétantes de Londres. Dracula est aussi avant tout le premier film parlant fantastique, et comporte beaucoup de passage muet. Béla Lugosi incarne un Dracula séduisant et effrayant, dont les yeux hypnotiques arrivent encore à nous faire frissonner. On  pardonnera alors au film certains effets spéciaux qui ont plutôt mal vieillis, et une fin peut-être un peu trop expéditive. Mais qu’importe, Dracula est une pierre fondateur du genre, un bijou gothique.

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Passons alors dans un registre différent, celui des cannibales, avec Manhuter de Michael Mann. Première apparition d’Hannibal Lecter au cinéma, le film s’intéresse d’avantage au personnage de Will Graham, flic brillant et tourmenté. C’est un bon thriller qui suit les meurtres sordides de plusieurs familles.Le tueur est effrayant, que ce soit physiquement ou psychologiquement.  Le film sent bon les années 80, avec une esthétique et une musique qui rappellent la TV. Certains élément rendent le film plutôt kitchs et clichés ( la scène de la plage, la scène de la voiture de police qui éteint ses phares reste pour moi encore un mystère absolu ) et la musique qui me semble un peu trop souvent hors-sujet. Un film pas franchement inoubliable donc.

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Cette année, le Festival a le plaisir de recevoir Dario Argento comme invité d’honneur. Une projection de Suspiria s’imposait. Considéré comme un des maîtres du giallo, ces thrillers italiens sophistiqués, Argento nous livre ici une oeuvre fantastique, dans tous les sens du terme. Véritable objet esthétique, le film nous séduit dès les premières minutes. Une lumière rouge, bleue, verte, des décors symétriques, le film emprisonne son héroïne, au passage toute mignonne, dans un labyrinthe angoissant. Il est désormais inévitable de penser que Nicolas Winding Refn, et notamment  The Neon Demon ont fortement été influencés par l’oeuvre du maître italien. La musique elle est inquiétante, presque entêtante, et résonne de voix inconnues. La violence est brutale, et le film a en cela un côté très bruyant, tant il résonne des hurlements de ses victimes. Personnellement, je n’ai pas trouvé cela franchement effrayant, peut-être parce que le film a vieilli ( je t’ai vu, petit câble qui s’agite un peu trop au dessus de la chauve-souris ), mais l’expérience est tellement forte, qu’on ne peut qu’être ensorcelé par ce long-métrage. J’aime définitivement beaucoup trop ce film, par son esthétique complètement folle.

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Pas de films en compétition pour aujourd’hui, car parfois il faut faire des choix. Mais la semaine n’est pas finie, mais demain, il sera question d’expérience cinématographique et de smartphone.

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