Welcome to Jurassic Park

C’est fou comme le cinéma peut nous rendre nostalgique d’une époque qu’on a pas connu. J’ai parfois le sentiment d’être née 10 ans trop tard. Parce que j’aurais donné n’importe quoi pour voir des Delorean, des extraterrestres et des dinosaures sur grand écran. Le cinéma des années 80 semblent être le dernier à avoir une âme. Celui qui fait rêver parce qu’il a quelque chose de profondément vrai. L’écran vert n’existe pas. Le néant n’existe pas. C’est un cinéma qui vit. C’est celui de Spielberg et de Jurassic Park.

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Ne pas réveiller le chat qui dort… C’est ce que le milliardaire John Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le « clonage » de dinosaures. C’est à partir d’une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire renaître une dizaine d’espèces de dinosaures. Il s’apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Ellie, à ouvrir le plus grand parc à thème du monde. Mais c’était sans compter la cupidité et la malveillance de l’informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l’île…

Ce qui est assez drôle avec les années 80, c’est que les films ont peut-être éveillées des vocations de scientifiques. Que ce soit de chercheurs, d’archéologues ou de paléontologues, les scientifiques étaient les vrais héros. Des personnages pour qui tout était possible. Ce sont les faiseurs de rêves. Ceux qui nous emmenaient explorer des temples maudits, les années 50 ou ramenaient les dinosaures à la vie. Ce sont aussi peut-être les seuls à connaître les dangers de leurs propres créations.

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Le film s’ouvre sur une scène de chaos. La pluie et le vent. Une cage. Des cris, un oeil et la panique. La confrontation des hommes et des dinosaures annonce déjà les terribles conséquences qui vont suivre. Le fim met en scène les rêves démesurés de John Hammond, de créer un parc à thème dans lequel les dinosaures ne sont que des bêtes de cirques. C’est l’opposition nature et culture. La nature reprend toujours ses droits. Les hommes cherchent à faire de l’argent. A travers des produits dérivés et des attractions qui rendront riches ceux qui l’auront financés. Ceux qui ne voient qu’en la nature une matière exploitable. Les rêves d’Hammond sont d’abord des rêves d’enfants. Ceux impossibles, dont on ne mesure pas les conséquences.

Le film se revendique être un film. C’est à travers un petit film explicatif que Grant et Ellie vont découvrir comment les chercheurs ont réussi à ramener à la vie les dinosaures. Ils deviennent spectateurs de l’impossible. Comme nous. On s’émerveille aussi de voir l’impossible. Jusqu’à cette scène qui est sans doute une de mes préférées de toute l’histoire du cinéma. Comme les personnages, on commence à s’impatienter. Où sont ces dinosaures qu’on nous avait tant promis ? Les visages de Grant et d’Ellie s’illuminent. Leurs réactions devant les brachiosaures est semblable à celle des enfants, qu’Alan déteste tant. La musique de John Williams ajoute à cette scène toute part de rêve. On se retrouve comme les personnages, la bouche grand ouverte de voir des dinosaures pour de vrais. Car ce que j’aime le plus avec Jurassic Park, c’est l’utilisation des animatronics. Pas de fond vert. Les dinoasaures ont réellement existés pour un temps. C’est ce qui donne toute l’âme à ce film. Savoir qu’il y’a une part de vrai, de réalité derrière le film. Il nous ferait presque douter de la fictionnalité du film.

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Ce que j’aime plus que tout dans le cinéma des années 80, c’est qu’il parvenait à nous offrir de vrais films d’aventures, capables de nous faire rêver, et devant lequel on redevient des enfants. Je ne crois pas avoir vu ce film en entier quand j’étais petite car il me faisait peur. Je l’ai revu comme si c’était la première fois. Je regrette tellement cette époque où le cinéma d’aventure avait une vraie âme. Celle où on nous racontait des histoires impossibles, et qu’on essayait de rendre le plus vrai possible. Car tout ce qui fait le charme de Jurassic Park, c’est son âme. C’est voir la projection de nos propres rêves sur un écran. C’est être comme Allan et Ellie, avoir un sourire immense en voyant l’impossible.

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