Votre cinéma

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J’aurais pu choisir n’importe quelle musique pour cet article un peu spécial. Et je ne sais pas pourquoi, celle-ci revient tout le temps. Peut-être parce que lire tout ce que j’ai pu recevoir me donnait la même sensation que lorsque j’écoute cette musique. Quelque chose sur lequel on ne peut pas mettre de mots.

Ce qu’il y’a de frappant avec tous ces messages, c’est cette curieuse unité. Unité déjà, car tous se sont réunis autour d’un sujet commun. Passion d’un soir comme d’une vie. Mais unité surtout, car ce sont souvent les mêmes mots qui ressurgissent. Les vôtres, les siens, les leurs, les miens. Pourtant, chaque mot, chaque lettre provient de lieux, d’êtres différents. Chacun à sa manière a tenté d’explorer une partie de soi. Car parler de ce qu’on aime, c’est forcément parler de soi. Je suis impressionnée du nombre de mots et textes que j’ai pu recevoir en peu de temps, et de l’intérêt que vous avez pu porter à tout ça. J’ai même envie de vous laisser encore du temps, pour toujours. Si l’envie vous prend soudainement, vous pouvez toujours m’envoyer quelque chose. C’est gratuit en plus.

Pour beaucoup, et pour moi aussi, le cinéma, c’est un voyage. Un long voyage. On prépare son départ, on part de chez soi, on reste chez soi. Mais on va dans un ailleurs. Chacun part pour la destination qui lui convient et qui lui plait. On part explorer des territoires inconnus. Souvent, ce qu’on adore, c’est l’inatendu. On se surprend à être surpris. On s’énerve, on pleure, on rit, on s’impatiente, on aimerait que le temps s’arrête. On voit. Et surtout, on part à la rencontre des autres. Des inconnus familiers. Des gens dont on ne connaît pas l’identité, dont on oublie le visage, mais dont on apprend l’essence même de ce qu’ils sont, en un bref moment. C’est un peu ça cet article. Partir à la rencontre d’inconnus avec qui on partage des choses, alors même qu’on ne les verra jamais. Qui nous ouvre un chemin vers un nouveau point de vue, plus vaste et meilleur. Et on repart avec la culpabilité de n’avoir pu retenir un visage ou un nom, alors que l’on a eu le privilège de découvrir, à travers ses mots, sa véritable identité.

Arey – Studio 101 :

Jean Cocteau a dit : “Le cinéma, c’est l’écriture moderne dont l’encre est la lumière.”

 Jean-Michel Dureisseix :

Une rencontre avec le monde de l’irréel et de l’utopie artistique

2flicsamiami – Callciné :

 

Moi, ce que je cherche avant tout au cinéma, c’est le voyage, physique, psychique, émotionnel. Que mon esprit s’agite. Que mes doigts se rétractent et se cramponnent à l’accoudoir de mon siège. Qu’un frisson vienne parcourir le long de mon échine. Que mon coeur se soulève. Que des étoiles éclatent dans mes yeux et que mes oreilles s’éveillent aux vibrations du son.
Découvrir un film, pour moi, c’est une rencontre entre mes attentes, mes espoirs, mes craintes et une proposition de cinéma. Parfois, il y a communion, parfois il y a répulsion. Dans certains cas, il me faut du temps pour pouvoir cerner les qualités et les défauts d’un film.
Il y a également quelque chose de vertigineux dans cette expérience. La salle peut fourmiller de mille et une âme, on demeure seul face à l’image, seul face à ce dialogue qu’il tente d’instaurer de manière collectif et individuel. Je sors de la projection, je me suis construit une vision du spectacle. Mais il ne faut pas que je me contente de cela. L’échange me permet alors de continuer à bâtir mon opinion.
Cependant, lorsque je sors de la salle, je livre très peu mon ressenti à la personne avec laquelle je viens de partager ce moment. Tout juste un « sympa », « très bon », « excellent » ou « décevant ». Peut-être parce que je pense que nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde en terme d’analyse cinématographique, sans doute parce que l’oral n’est pas la forme me permettant de coucher de manière satisfaisante mes impressions sur un film, certainement parce que j’ai besoin de temps pour analyser les empreintes que cette rencontre a laissé en moi.
Il me faut environ cinq à sept jours pour donner naissance à une critique, parfois moins lorsque je n’ai aucun doute sur la qualité de ce que je viens de découvrir en salle. Les nuances sont en effet toujours beaucoup plus complexes à traduire en émotion et en mot. La recherche du mot juste devient alors essentiel pour ne pas trahir ses pensées. Mais la finalité de tout cela, ce n’est pas le sentiment d’avoir livré la meilleur critique possible (je ne suis d’ailleurs jamais pleinement satisfait de ce que j’écris), mais l’échange qui en découlera ensuite autour de l’article.
Je suis aux anges lorsque les commentaires se multiplient autour d’une chronique. La performance ne m’intéresse pas, c’est l’intérêt suscité par la rencontre entre le film et ma plume qui me transporte de joie. Alors lorsqu’un article génère peu d’échanges et de réactions, cela m’attriste. Parce que découvrir, écrire, partager et transmettre sont ma raison d’écrire, ma raison de vivre, la raison pour laquelle je ne cesserais jamais de me nourrir de cinéma.

Lakat :

Alors moi, pourquoi j’aime le cinéma, ben… parce que je vois les gens, les vies des gens, les combats, les souffrances, les bonheurs des gens, là sur la toile devant mon nez, que c’est comme en vrai, mais que c’est même pas vrai, même pas pour de vrai, parfois mieux qu’en vrai, des fois pas si grave qu’en vrai, et des fois tellement vrai, plus vrai que la vérité, que la réalité…
C’est toi qui m’a fait m’interroger sur « pourquoi j’aime un film » (ton blog plus précisément) j’ai d’abord pensé que c’était une question d’âge, mais non, j’ai beau fouiller dans mes souvenirs, j’ai toujours aimé le même « genre » de films, qui racontent des vrais belles histoires, toute simples parfois. Comme ça, sans trop réfléchir, les premiers films qui m’ont marquée: Je vous aime (plus parce que c’est, je crois, le premier film que j’ai vu au cinéma avec une copine) 3 hommes et un couffin (celui-là m’avait vraiment chamboulée), Paroles et Musique, Etats d’âme ou Association de Malfaiteurs et Mes meilleurs copains et, of course, les Cry Freedom, Mandela et Un monde à part. La petite voleuseLes nuits fauves m’avait bouleversée, L’auberge espagnole (quel regret de ne pas avoir vécu ça quand j’étais jeune!!!) et plus récemment Difret, Mustang, La loi du marché, La tête haute, Pas son genre, 24 jours et « MON » Premier jour du reste de ta vie (tu vois je me l’attribue tellement je l’aime celui-là!)
Se reconnaître, reconnaître les autres, se rassurer, s’évader, être spectateur d’une histoire en accéléré, avoir du recul… et se mettre en pause, se poser et se reposer, pleurer et rire, rire et pleurer… c’est tout ça pour moi le cinéma!

Cat Overtherainbow :

Le cinéma montre la société, la vie et la rend plus intense

Tophore :

J’aime le cinéma parce que j’aime le concept de l’art. J’aime imaginer que quelque chose que l’on a créé persistera alors que l’on ne sera plus là. Et ce n’est pas qu’une trace inerte que l’on laisserait : un film est une série de coups de foudre: celui d’un auteur pour une idée, d’un metteur en scène pour un scénario, d’un acteur pour un script et de millions d’âmes pour un univers ainsi créé. Alors on accède aux idées d’un film, ces idées mêmes qui ont mis des années, parfois une vie, à mûrir dans un coin de la tête d’un réalisateur. Voilà comment je conçois le cinéma; comme un échange intemporel et personnel d’idées, de prises de conscience et d’émotions qui naissent pendant une vie. Et à cause de ton blog, je commence à l’aimer pour ses images (merci pour ça!).

Léo :

 » Comment conçois-je le cinéma? Avant tout, je dirai deux mots à mon propos. J’ai 19 ans, je suis étudiant en khâgne, et prêt à retaper mon année. Sans doute me diriez-vous: très bien, c’est un jeune qui aime l’art, les cinémas d’arts et d’essais finalement, les « films d’auteurs ». En réalité non. Bien que j’attribue au cinéma une faculté d’apprentissage, mon expérience personnelle me révèle que c’est plus un divertissement, ainsi que l’accès vers des zones inconnues de mon être. En effet, il me permet de rêver, de me sentir puissant, de réfléchir, mais surtout de me faire plaisir. Quels types de films est-ce que je regarde? Je répondrai: les blockbusters américano-hollywoodiens. Le Seigneur des Anneaux, Jurassic World, Terminator, Batman…et ma saga préférée, Harry Potter. J’aime particulièrement le mélange qui se réalise entre d’un côté la fiction, l’extra-ordinaire, et de l’autre la réalité (qui tend parfois à devenir irréelle), l’ordinaire. Voilà mon cinéma. Tout de même, un « petit film d’auteur » où il faut réfléchir, purger son âme, ne me déplaît guère. Pour résumer ce qu’est finalement le cinéma pour moi, j’écrirai – en tant qu’ancien S – une équation: Cinéma pour moi = (divertissement)² + recherche de sensations + interrogations personnelles. »

Jeremie :

On pourrait comparer le cinéma à un voyage. On choisit notre destination, on paye notre billet, on entre dans un lieu qui nous mènera à cette destination.  La différence c’est qu’au cinéma, la destination est inconnue. Nous pouvons autant plonger dans le monde réel que dans un monde imaginaire, où l’impossible devient possible. Un endroit où nous pouvons être le héros d’une histoire, ou bien où nous pouvons rencontrer des créatures tout droit sorties de nos rêves ou de nos cauchemars, mais le cinéma c’est surtout une manière d’échapper à notre quotidien et vivre en quelque sorte, une autre vie. Vivre de folles aventures avec nos héros préférés dans des mondes fantaisistes, tenter de sauver le monde, affronter des monstres tout droit sortis de nos pires cauchemars, vivre une histoire d’amour, s’évader  en partant dans un pays qu’on ne  connaît pas. Le cinéma c’est ce que nous sommes mais c’est aussi ce que nous ne sommes pas. Le cinéma est aussi un lieu où l’on ressent émotionnellement les films que nous allons voir, qu’ils soient accompagnés ou non d’une musique,  certains sont même thérapeutique et répondent à des questions existentielles que nous nous posons. Ma passion pour le cinéma a commencé lorsque je n’avais que 6 ans. J’ai grandi avec les films de Disney qui auront toujours une place très importante dans ma vie. Des films qui m’ont apporté de la joie, de la tristesse, du rire, de la colère.  Pour moi le cinéma est plus qu’un simple divertissement, le cinéma peut nous aider dans nos vies. Que ce soit grâce à des dialogues, des répliques, des actes. Il nous aide à vaincre nos peurs « en regardant des films d’horreur par exemple », nous aide non seulement  à développer notre imaginaire  mais surtout à vivre nos rêves. 

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