Téléphone Maison

 

On se fabrique toujours des souvenirs. On ne sait pas s’ils sont vrais ou non, mais peu importe, car ils semblent exister quelque part. Je n’ai jamais su quel a été le premier film que j’ai vu au cinéma. Chronologiquement, c’est presque absurde. Mais dans ma tête, je crois que c’est E.T de Spielberg. C’est insensé, car je n’étais même pas née à sa sortie. Je ne sais pas quel âge j’avais. Peut-être que c’était une journée spéciale. Je ne sais plus. Je ne me souviens que de la descente de sièges. Et de la musique. Et des vélos. Je ne me souvenais plus du film. Je ne sais même plus si j’en ai eu peur ou non, ce qui est possible. Je ne sais plus. Et pourtant je m’en rappelle. Ce film, c’est un souvenir. Il est spécial. Car c’est le premier souvenir que j’ai au cinéma. Même si la réalité est autre. Je sais que ce souvenir a plus de valeur. C’est quelque chose de vraiment affectif. C’est étrange, comme une musique et une image peuvent être une partie de nous-même. Je ne sais même plus si je l’ai vu depuis ce jour-là. Mais j’ai décidé de le revoir, hier soir. J’avais 5 ans.

 

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Un vaisseau venu d’ailleurs se pose pas loin de Los Angeles dans un espèce d’exploration botanique sur Terre. Mais voilà, un des extraterrestres est oublié sur Terre. Perdu dans la ville, c’est Elliott, un garçon de 10 ans qui le découvre.

 

Le cinéma, c’est un spectacle de magie. On a peur, on s’émerveille, et surtout, ça nous dépasse. C’est réussir à nous faire croire à l’impossible. Il nous est alors difficile de voir ce qui se joue devant nous. On ne comprend pas les trucages. Mais tout semble réel, authentique. Et on veut y croire, avec tout ce qu’on peut. Peu importe l’âge qu’on peut avoir, on est encore des enfants. Ceux qui croient sans même remettre en doute ce qu’is voient. Ceux qui s’émerveillent devant ce qu’ils ne comprennent pas. Qui ne cherche pas à voir que c’est impossible. Face à E.T, on est des enfants. C’est cette époque merveilleuse du cinéma, où tout n’était que trucage. Le numérique n’existait pas. On cherchait à rendre authentique, réel ce qui ne pouvait pas exister. C’était un cinéma de la vie. Celui dans lequel on fabriquait des maquettes, on fabriquait des extraterrestres pour les rendre le plus réel possible. Revoir E.T aujourd’hui, c’est retourner en enfance. C’est rêver encore de l’impossible.

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Ce film est enchanteur. Par sa musique intemporelle. Celle qui nous renvoie à des souvenirs perdus, qu’on avait presque oubliés. C’est revenir dans notre propre passé. C’est un film d’enfants. Car comme beaucoup de films des années 80, les enfants sont les héros. C’est peut-être ce que j’aime le plus dans tous ces films, que ce soit Jurassic Park  ou Retour vers le Futur, ce sont toujours des histoires avec des enfants. A qui on finit forcément par s’identifier. Des enfants courageux. C’est finalement l’enjeu même du film. Celui de l’enfance. Dès l’ouverture du film, on est confrontés à l’arrivée des extraterrestres. La brume et la nuit sont très présents pendant la première partie du film. Il y’a quelque chose de menaçant. Mais cette menace, ce n’est pas l’extraterrestre. C’est les hommes. Leurs visages sont toujours dans l’ombre. Ce qui inquiète, c’est ce bruit de clé. La menace vient de la Terre. Elle vient des adultes. Les enfants, ce sont encore ceux qui parviennent à s’émerveiller et ne pas avoir peur. Protéger E.T des adultes, c’est la mission d’Elliott et de son frère et sa soeur. Car les adultes ont peur, et leur peur est destructrice. Ce sont les scientifiques, qui ne voit E.T comme un objet d’étude alors même que les enfants ne voient en lui qu’une créature amicale. Les enfants, ce sont ceux qui s’envolent sur leur vélo, avec un immense sourire. J’adore cette scène, parce qu’elle a quelque chose de vraiment touchant, avec toute l’inocence qui s’en dégage. Et nous aussi, on redevient des enfants. Avec ce même sourire, parce que c’est beau. Et émouvant, parce que c’est quelque chose finalement de  si simple.

 

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E.T, c’est pour beaucoup un film qu’on regardait pendant notre enfance. C’est une partie de notre vie. Et le regarder, c’est retourner dans le passé. Parce qu’il est impossible de voir E.T comme un adulte. En voulant le décortiquer, le comprendre, le rationaliser. C’est un film qui nous parle, qui nous fait rêver, nous touche. C’est fou, de voir à quel point un film peut faire partie de notre vie. Alors qu’attendez-vous pour rêver encore ?

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Le film que j’ai le plus regardé, environ 400 fois =)

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