Voyager

J’ai pour habitude de papoter des films déjà sortis en salle ou en DVD, mais les temps changent, du moins pour aujourd’hui. Car oui, j’aimerais vous parler d’un projet qui n’est pas encore sortis. D’un court-métrage même, chose dont je n’ai pas encore parlé jusqu’à présent et qui pourtant mérite bien qu’on en parle.

Tiens je vais vous avouer un truc : j’ai toujours rêvé de faire un court-métrage ( c’est un peu le top de ma to-do-list si vous voulez ). Sauf que c’est cher, qu’il faut beaucoup de moyens, de gens, de matériel et tout et tout pour pouvoir faire quelque chose de bien. C’est ce que je trouve dommage, car il y’a tellement de gens avec de super idées qui pourraient apporter leur touche personnelle dans le cinéma mais qui n’ont hélas pas tous les moyens nécessaires. C’est pourquoi j’ai vraiment très envie de vous parler d’un petit court-métrage qui est actuellement en production et qui s’appelle Voyager. 

 

Tout d’abord, c’est un projet qui me plaît pour son scénario. Je vous le livre telle quel, j’ai pas envie de faire des modifications qui risquerait une mauvaise compréhension du projet :

La capsule spatiale « Voyager » fut envoyée dans l’espace par la N.A.S.A. en 1977 avec à son bord un vinyle en or contenant sons et images de la Terre en vue de faire découvrir notre planète (humanité, culture et biodiversité) à d’éventuels extraterrestres qui pourraient l’intercepter. Plus tard vers l’an 3000, dans un monde où tout a changé, une petite fille travaille seule dans une ville où la technologie a atteint son plus haut point. Lors d’une déambulation habituelle dans la ville désertée par les hommes, cette petite fille va alors découvrir un objet bien étrange…

Alors après quelques recherches, oui cette capsule spatiale et ce vinyle existent pour de vrai, ( si vous ne me croyez pas, google est votre ami ). Alors ce qui me plait, c’est d’imaginer le retour sur Terre de cette capsule dans un monde un peu post-apocalyptique. D’ailleurs c’est assez drôle de voir que tous les films de science-fiction depuis quelques années voient le futur comme étant synonyme de chaos. La technologie qui prend le dessus sur l’humanité est devenu un thème récurrent dans le cinéma moderne, vous l’aurez peut-être remarqué. En tous cas, ce projet semble participer à cette idée là, et l’idée m’intéresse vraiment beaucoup.

Ensuite, j’ai oublié de dire que ce film est un film d’animation. Mais pas n’importe laquelle et c’est pour celà que je suis enchantée par ce projet. En fait, ce film est un mélange d’animation 3D par ordinateur et de stop-motion, si cher à mon coeur. Oui mais c’est quoi le stop-motion ? De l’image par image si vous préférez. C’est une technique assez courante dans l’animation : si je vous dis L’Etrange Noël de Monsieur Jack de Henry Sellick ( et PAS de Tim Burton ), ça vous dit quelque chose. Je trouve que l’utilisation du stop-motion dans l’animation a un vrai charme et donne généralement un côté assez surréaliste et bizarre. Surtout dans l’ambiance futuriste post-apocalyptique que semble nous offrir ce court-métrage.

Pour ce qui est des décors, il y’a quelque chose d’assez amusant. Pour renforcer cet aspect chaotique, les décorateurs ont construit les immeubles à partir de composés informatiques. C’est plutôt pas mal quand on connaît les enjeux du projet. Les décors me rappellent d’ailleurs beaucoup Wall-E des studios Pixar où un petit robot est le seul « être vivant  » sur une Terre dévastée.  Dans Voyager, il n’y a qu’une petite fille de 6 ans, qui elle aussi est prise au piège par la technologie puisque son propre corps est robotisé.

En fait, ce court-métrage semble se présenter comme un avertissement au spectateur : si l’on ne prend pas soin de notre monde et qu’on se laisse submerger par la technologie, qu’est-ce qu’on va devenir ? Pourtant le court-métrage ne me semble pas si pessimiste que celà, puisqu’il y’a cette capsule spatiale et ce vinyle qui viennent rappeler la beauté du monde présent.

Ce court-métrage va durer environ 12 minutes, réalisé par Loïc Magar et Roman Veiga qui travaillent en collaboration avec une jeune équipe d’éudiants et de jeunes diplômés bénévoles. Roman Veiga avait déjà réalisé un court-métrage d’1 minute où il filme une carte mère comme une ville. C’est une drôle d’idée et le rendu est assez rigolo. Voyez par vous même ICI 

 Ces gens là ont l’air d’aimer vraiment ce qu’ils font et c’est peut-être ce qui manque dans le monde du cinéma. N’oublions pas que le cinéma ne doit pas être une usine  ni un produit de consommation mais de l’art et ce sont des gens comme eux qui continuent de préserver cette idée. Comme je le dis, beaucoup de jeunes réalisateurs vraiment talentueux ont du mal à percer dans le monde du cinéma, c’est pourquoi je ne veux pas laisser filer un projet comme Voyager qui n’a pas d’autre ambition que de partager quelque chose avec son spectateur. A l’inverse d’un long métrage, un court-métrage ne bénéficie pas de publicité, et n’a qu’une très très faible distribution en salle. Je reste convaincue que de tels projets ne visent pas l’argent mais l’art en soi et le partage d’idées.

Voyager devrait être diffusé en décembre 2015. L’équipe possède un partenariat avec Manuel Cam Studio, qui a participé à plusieurs projets, dont L’Ecume des Jours de Michel Gondry et certains clips. Toutefois, comme je le disais, un court-métrage nécessite beaucoup d’investissements c’est pourquoi il est possible de faire des dons pour faire avancer le projet. Et c’est ICI que ça se passe, si vous êtes intéressés.  En tous cas, faire parler de ce projet est un moyen pour eux d’avancer. Je finirai cet article par citer Xavier Dolan, 25 ans ( dont j’attends Mommy avec impatience ) lors de sa remise de prix au Festival de Cannes de cette année et qui résume plutôt bien ma pensée :

Ce ne sont pas que les hommes politiques et les scientifiques qui peuvent changer le monde, mais aussi les artistes. Ils le font depuis toujours. Il n’y a pas de limite à notre ambition à part celles que nous nous donnons et celles que les autres nous donnent. En bref, je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais. 

L’avenir du cinéma, et du cinéma français est donc ici. Et je serai ravie d’avoir pu aider à aboutir un tel projet. Je reparlerai probablement de l’avancée du projet. En attendant, je vous laisse découvrir ici le site officiel du projet. N’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux, vous savez tout autant que moi à quel point cela est utile.

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