Meet me in my minds

Ça faisait une éternité que ce film m’intriguait énormément, et j’ai enfin fini par céder. Tout m’intriguait. Déjà le titre : Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Rien que le titre me fait rêver. C’est souvent comme ça en fait, souvent je tombe par hasard sur un film dont je tombe immédiatement amoureuse du titre sans même savoir ce qu’il en est du film. Et souvent, je ne me trompe pas. Ça a été le cas encore une fois ici.

Ce n’est qu’une fois chez moi que je me suis rendue compte que ce film au casting peuplé d’américains est réalisé par un français, Michel Gondry. Et là, ça me revient, l’adaptation de mon roman préféré de l’univers tout entier, L’Ecume des jours de Boris Vian. Même si le film n’était pas parfait, je me souviens d’un univers assez particulier, poétique teinté de tragique, une sorte de Wes Anderson français d’un autre genre. Et je me suis laissée emporter encore une fois par ce film un peu absurde. Cette fois, ce n’est pas tant les trouvailles visuelles qui m’ont interpellée, mais bien l’histoire elle-même.

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De quoi ça parle ? Joel et Clementine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d’amour, au point que celle-ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joel contacte l’inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu’il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clementine. Deux techniciens, Stan et Patrick, s’installent à son domicile et se mettent à l’oeuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joel, des plus récents aux plus anciens, et s’envolent un à un, à jamais.
Mais en remontant le fil du temps, Joel redécouvre ce qu’il aimait depuis toujours en Clementine – l’inaltérable magie d’un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna…

Ce n’est pas objectif de parler de ses sentiments quand on parle d’un film, mais de toutes façons je ne suis pas critique professionnelle. Au contraire. C’est un film qui m’a énormément touchée. Je sais que je ne suis pas une référence, je le répète, et juger un film par le nombre de larmes qui coule, ça ne vaut rien.

Ce film c’est avant tout une histoire. Le film ne suit pas une narration linéaire, et c’est peut-être ce qui m’a le plus touchée dans ce film. Quand on se rend compte que ce qui semblait acquis était en fait bien loin de l’être. L’histoire même a quelque chose de tragique. Vouloir effacer ce qui nous fait du mal, ça semble être le rêve de pas mal de monde. Pourtant, ça se révèle être bien plus tragique que cela. Le film a une sorte de mélancolie, quelque chose qui m’a rappelé un peu l’ambiance de Her de Spike Jonze. Il y’a une espèce de douceur qui ressort de ce film, quelque chose d’agréable et de triste en même temps.

En même temps, le film a quelque chose de très curieux car lorgne parfois du côté du thriller psychologique, avec l’incompréhension du personnage de Joel face à ses souvenirs. Et en même temps, le film est extrêmement poétique et souvent drôle. Ce que j’aime vraiment en fait, c’est que c’est un film sincère avec des personnages et une histoire d’amour vraiment sincère. Joel est prisonnier de ses propres souvenirs et doit les recréer pour pouvoir sauvegarder Clementine. Il est prisonnier de sa propre tête et doit en fait se fuir.. lui-même.

En général, je n’aime pas les comédies romantiques, c’est niais et d’un ennui, parce que les personnages sont souvent pas attachants ou franchement pas intéressant. Ce que j’adore dans ce film aussi, c’est cette histoire d’amour vraiment sincère entre deux personnages assez marginaux. Clementine est impulsive, souvent énervante, mais c’est ce genre d’esprit libre, un peu fou et terriblement attachant, aussi extravagante que sa couleur de cheveux.  Et Joel, c’est un type maladroit mais fou amoureux de Clementine. Et ils vivent ensemble une histoire pas banale, mais vraiment touchante. Peut-être parce que c’est une histoire assez simple, qui semble opposer deux personnages avec des caractères totalement différents mais inséparables. On a envie qu’il ne l’oublie pas, on a envie que ça fonctionne. Du coup, Joel revit ses souvenirs et essaye de les recréer avec Clementine. Et le film se construit comme ça, comme un souvenir, quelque chose de confus qui s’éclaircie un peu plus, jusqu’à ce qu’on comprenne aussi la vérité de l’histoire. Les personnages sont vraiment attachants. J’avais encore l’image de Jim Carrey comme Bruce tout puissant, comme l’idiot du village dans Dumb and Dumber. Et là, je le trouve très juste, très touchant, très sincère. Tous les autres acteurs d’ailleurs sont très justes.

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C’est un film qui m’a vraiment touché par sa sincérité, par sa poésie, par son histoire. Un film très intriguant aussi, car il faudrait que je le revois, beaucoup de détails m’ont échappés. Un univers étrange, servi par une chouette bande-son. Un film qui fait du bien, par sa beauté et son innocence, par sa sincérité et sa mélancolie. Un film qui par sa simplicité fait ressortit pas mal d’émotions.

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