Les plans au cinéma

Bon, alors ça fait bien longtemps que je voulais faire ça car cela peut se révéler être utile ! Car en effet, on fait bien de la littérature en apprenant les techniques utiles à l’écriture ( ne me dites pas le contraire, j’en mange tous les jours ), et ben un film c’est la même chose. Faut pas croire que le cinéma c’est une histoire mignonne et c’est fini. C’est juste qu’on a tellement pris l’habitude qu’on oublie tout ça !

Et pourtant vous ne soupçonnez même pas l’importance que ça peut avoir. On est pas à l’école et je ne vais pas vous demander un commentaire de film, mais j’insiste sur le fait que ça peut changer votre vie. Si si j’exagère même pas, une fois qu’on a pris l’habitude on devient fou et on analyse tout. Et puis bon, mon blog implique bien qu’on doit aller de l’autre côté de l’image, et qu’on doit passer dans l’autre monde, derrière la caméra, comme Alice de l’autre côté du miroir.

J’ai suffisamment parlé, place à l’action.

  • Commençons par le plus simple, celui que vous connaissez forcément. Mais si, les gros plans, ceux qui font des zooms sur une partie du corps ! 

Bon, alors ça fait bien longtemps que je voulais faire ça car cela peut se révéler être utile ! Car en effet, on fait bien de la littérature en apprenant les techniques utiles à l’écriture ( ne me dites pas le contraire, j’en mange tous les jours ), et ben un film c’est la même chose. Faut pas croire que le cinéma c’est une histoire mignonne et c’est fini. C’est juste qu’on a tellement pris l’habitude qu’on oublie tout ça !

Et pourtant vous ne soupçonnez même pas l’importance que ça peut avoir. On est pas à l’école et je ne vais pas vous demander un commentaire de film, mais j’insiste sur le fait que ça peut changer votre vie. Si si j’exagère même pas, une fois qu’on a pris l’habitude on devient fou et on analyse tout. Et puis bon, mon blog implique bien qu’on doit aller de l’autre côté de l’image, et qu’on doit passer dans l’autre monde, derrière la caméra, comme Alice de l’autre côté du miroir.

J’ai suffisamment parlé, place à l’action.

  • Commençons par le plus simple, celui que vous connaissez forcément. Mais si, les gros plans, ceux qui font des zooms sur une partie du corps ! 

Ce gros plan provient de Kill Bill  Vol 1 de Tarantino. Non pas qu’il fantasme sur les pieds d’Uma Thurman ( enfin j’en sais rien c’est pas mon problème ) mais c’est surtout qu’il a une utilité que vous ne soupçonnez pas. C’est le moment où la mariée se rend compte qu’elle peut marcher. Car oui, même les  gros plans de pieds sont utiles, même si ça paraît absurde.

  • Ensuite il y’a ce qu’on appelle un plan rapproché, c’est-à-dire que la caméra s’arrête aux épaules du personnages. Oui mais pourquoi faire ? Pour préciser les sentiments du personnages ! 

C’est un plan plutôt normal, mais qui sert à voir certains détails, comme les expressions du visage ou du corps. Ici Sam Shakusky dans Moonrise Kingdom pointe du doigt à la fois Suzy et le spectateur. Et vu la suite du passage, ce geste n’est pas anodin.

  • Il y’a ensuite le plan  » taille  » , qui comme vous l’aurez deviné prend le personnage de la tête jusqu’à la taille. Comme le plan rapproché, le plan taille permet de mieux distinguer les émotions, mais de manière moins soulignée.

J’aime beaucoup ce plan dans Her  puisqu’il traduit les ambitions du film. En effet, on peut distnguer le personnage dans son décor tout en voyant son visage. Ainsi, le personnage seul et pensif est entouré de couples heureux. Or la solitude, n’est-ce pas le sujet même du film ?

  • Parlons maintenant du plan italien et américain , qui attirent l’attention sur le personnage au milieu d’un décor, ce qui permet à la fois de voir ce qui se passe autour du personnage et de se focaliser sur celui-ci.

Youpi, encore un Tarantino, avec cette fois Django Unchained .  Sans même avoir vu le film, on sait exactement ce qui se passe. En arrière plan, on peut voir des curieux, ainsi qu’une esclave attachée à l’arbre. Et au premier plan Django, visiblement pas très content en train de fouetter quelqu’un. Voilà à quoi sert ce genre de plan, à situer le personnage et l’action. De plus, on trouve désormais une vraie profondeur de champs, et on peut visiblement distinguer un second et un premier plan. Tout ça pour montrer que lorsqu’un plan est suffisamment large pour laisser entrevoir le paysage, il faut souvent y prêter attention et pas se focaliser sur l’avant; il y’a la plupart du temps beaucoup de choses à voir, cachées ou non !

  • Et maintenant ce qu’on appelle le plan moyen, soit un plan qui prend un personnage dans sa totalité. On peut donc voir le personnage en entier dans son action et dans son décor.

Sincèrement, osez me dire que ce plan de Shining n’est pas hyper flippant. On a du mal à distinguer les deux visages de ces deux sales gosses, mais on peut les situer dans le décor. Et vous voyez pas ? Elles sont accordées à la tapisserie et au tapis. Quand je vous dis que tout concorde et que chaque image, même si elle ne reste que quelques secondes, est ultra-travaillée. Et c’est surtout que cette image est marquante, justement car tout est dans le même ton. Il est pas bête Kubrick.

  • Avant dernier plan, il y’a le plan de demi-ensemble. L’attention n’est pas attirée sur le personnage, mais sur le décor.

Tiens, prenons ce plan de Melancholia, que je trouve vraiment sublime. Justine est prise au piège dans les arbres et peine à avancer. Voilà tout, ce qui prime ce ne sont pas ses émotions, mais sa relation avec le décor.

  • Et enfin, ce qu’on appelle le plan large ou d’ensemble : le décor prend largement le dessus sur les personnages qui sont généralement peu visible.

 

Dans The Grand Budapest Hotel , comme son titre l’indique parle d’un hotel hongrois. Chouette, c’est exactement ce qu’on voit dans ce plan qui montre le luxe de l’hôtel avec d’un côté Zero en train de courir.

N’oubliez donc pas que dans une image, il y’a aussi des images. Il faut toujours regarder ce qu’il y’a autour, dans la profondeur du champs, c’est-à-dire au premier plan, second ou arrière plan. Je n’ai pas d’images pour illustrer, mais regardez bien tous les plans dans Drive , absolument chaque plan est révélateur de quelque chose. C’est pas pour rien que j’adore ce film.

Il y’a des milliers de choses que je pourrai encore dire sur les images d’un film tant elles sont importantes. Eh oui, un film c’est avant tout des images et certains films collectionnent de vraies peintures. Je prolongerai sûrement cet article par un autre du même genre, notamment sur les travellings et les champs/ Contre champs ! Et un bon film à mon sens est un film qui est conscient du pouvoir des images et qui s’en sert tout en racontant une histoire. Et après ça, vous deviendez aussi des obsédés de l’image.

 

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