Her

Bon alors je crois que je vais être clair dès le début, Her de Spike Jonze est véritablement mon coup de coeur de l’année ( même si j’ai adoré d’autres films, celui-ci surpasse de loin et serait classé dans ma top liste au même titre que The Grand Budapest Hotel ). Je me souviens avoir voulu le voir au ciné au début de l’année mais finalement non, et c’est en le voyant trôner au milieu d’un rayon que je me suis jetée dessus. Généralement, les films que j’attends avec impatience et que je ne vois pas tout de suite sont vraiment mes préférés, comme c’est le cas avec Moonrise Kingdom . Et là, j’avais de nouveau un bon pressentiment. Ca n’a pas loupé.

Il y’a d’abord quelque chose que je trouve assez incroyable dans cette histoire, c’est d’abord l’atmosphère. Il y’a une douceur qui y règne, à travers les couleurs, la musique et qui donne un côté presque irréel au film.

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Ensuite, l’histoire en elle-même est belle et en même temps cruelle. Pourquoi ? Belle dans le sens d’abord que le film est un film qui parle d’amour pur : Samantha est une voix et n’a pas de corps. C’est une intelligence artificielle qui est si proche du réel qu’on en tombe amoureux ou qu’on se lie d’amitié avec. Il y’a quelque chose de terriblement innocent dans cette conception de l’amour, comme un attachement à une intelligence avant même un physique. Comme si on appelait chaque jour une vraie personne et dont on tombait amoureux d’elle sans jamais la voir. Mais là où ça devient cruel, c’est que Samantha est un OS, un système d’exploitation, et qu’il y’a forcément une limite à leur amour : la réalité.

Le film joue en fait sur ces deux tableaux : l’histoire d’amour semble être la plus pure du monde mais en même temps elle révèle quelque chose des personnages. Les rapports entre humains ont disparus pour laisser place à une complicité avec son ordi. Il y’a quelque chose de vraiment dérangeant dans ce film, dans le sens où il y’a une part de réalité. Samantha, c’est un Siri hyper développé. Tellement développé qu’il s’adapte au personnage pour pouvoir lui ressembler au mieux. En fait, les personnages quittent doucement les rapports humains pour s’attacher à des OS. C’est franchement effrayant dans le fond et on peut même se demander si le film n’est pas si réel que ça : qui n’a jamais vu des groupes d’amis ou familles ou n’importe quoi branchés sur leur smartphone, sans adressé le moindre regard aux autres ?

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Et en même temps, l’OS vient combler un vide. Theodore est un être complètement perdu et terriblement seul. Il n’a personne sauf sa meilleure amie. D’ailleurs vous remarquerez qu’il n’y a très peu de personnages secondaires. Theodore trouve refuge chez Samantha, un être absolument parfait mais sans corps, qui évolue sans cesse. Samantha, même si elle n’existe pas, est aussi attachante : elle rêverait de pouvoir avoir un corps, et s’émerveille continuellement du monde. Il y’a d’abord quelque chose de très étrange dans la filmographie de Scarlett Johanson. Ce rôle est très proche de celui de Lucy, mais de manière inversée : En effet, dans Lucy, elle incarne une femme à mesure qu’elle devient intelligente perd tout sentiments. Au contraire, dans Her, plus elle se développe, plus elle aime le monde et aimerait le découvrir. C’est très curieux de voir comment cette année, les rôles qu’elle a interprétés sont tous liés. Il y’a encore Under The Skin que j’attends de voir avec beaucoup d’impatience.

Certaines scènes sont véritablement touchantes et sont d’une force assez inattendue. Le film offre ainsi une vraie reflexion sur l’amour, le corps, la vie et sur l’humanité et c’est beau.

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Ce film est franchement un film que j’ai adoré et qui m’a vraiment bouleversé par tous ces aspects là. Il y’a quelque chose de vraiment touchant dans cette histoire complètement absurde, qui est renforcé par une mise en scène impeccable. C’est l’histoire de personnages complètement perdus et seuls qui cherchent bêtement comment trouver du réconfort. C’est aussi un regard assez terrifiant sur notre société qui n’est pas si éloignée que ça. Et puis parce que sincèrement, qui ne tombe pas directement amoureux de la voix rauque de Scarlett Johanson sans même la voir ? Moi en tout cas je suis sous le charme de ce film.

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