Black Holes and Revelations

Cet article est l’oeuvre d’un très cher invité nommé Tophore. Soit gentil, et dites bonjour.

 

Salut ! Aujourd’hui ce n’est pas ta rédactrice habituelle derrière le clavier mais un invité.

J’attendais aussi beaucoup d’Interstellar, et pour la faire courte j’ai aimé. Je vais être plus constructif maintenant, mais garde en tête lecteur que les critiques de cinéma ne sont pas (du tout) mon domaine de prédilection !
Aussi je vais tâcher de ne pas redire des choses que mademoiselle chat a déjà dites, mais plutôt de donner mon propre point de vue qui est un peu différent. Attention c’est parti.

 

D’abord Interstellar est immersif. C’est un point important je pense, et ce coup-ci c’était réussi et ça mérite d’être souligné. Et pourtant le scénario n’est pas si fou que ça (on va y revenir), mais l’atmosphère propre à chaque environnement est vraiment efficace. Les alternances des plans serrés et (très) larges participent activement au film, ainsi que les sons. Nolan impose une opposition entre les plans exigus et bruyants, et les longs et silencieux plans larges: et ça marche ! On réalise que ce qu’on vit sur Terre ou dans une navette est clairement insignifiant tellement tout cela passe inaperçu là-haut.
C’est à peu près tout ce que j’ai à dire sur la réalisation; au niveau du son l’intensité était là (indispensable à l’immersion !), mais l’absence d’un thème fort m’a déçu. Ça enlève quelque chose au film je trouve, j’aurais vraiment voulu pouvoir associer toutes ces images à une mélodie.

 

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Un petit mot sur le scénario maintenant. D’abord le thème abordé est superbe, et vraiment bien traité. Si je dis ça, c’est parce que j’ai un problème avec les raccourcis dans ce qui touche aux sciences. Mais j’ai été bluffé de la cohérence qu’ont su garder Nolan et Thorne. Bien sûr on s’en moque, après tout c’est un film ! Mais moi j’aime bien quand tout est basé sur du vrai. Après je dis pas, il y a de grosses incohérences, mais encore une fois les bases sont solides, j’achète. Le scénario, sans trop en révéler, est assez linéaire si on le prend au pied de la lettre. Là où ça devient intéressant, c’est quand on le regarde sans être trop down to earth comme je le suis. Si on fait ça il devient brillant, avec des thèmes comme la relation parents/enfants traité (pour moi) de la plus belle façon qui soit. Je pourrais vous spoiler la moitié du film pour être clair, mais allez le voir et réfléchissez-y vous même:  pas grand monde en parle dans les critiques que j’ai lues, et pourtant c’est à mon sens un des grands objectifs du film. Ça m’a touché, alors que d’habitude les blablas familiaux dans les comédies & cie me laissent de marbre. (A ce propos allez aussi voir le Juge, de je-ne-sais-plus-trop-qui et avec le type qui joue Iron man, il traite aussi avec brio la question si on creuse un peu !)
Le rapport des humains aux robots et aux machines est impressionnant. Alors oui, vous verrez que les robots sont rigolos, certains diront qu’ils ont plus de charisme que les protagonistes (on y reviendra aussi), et tout cela est vrai, et ça plaira à tout le monde. Mais il y a autre chose aussi, une familiarité dont font preuve les humains vis-à-vis de ces machines. C’est comme si elles étaient des animaux dotés d’une conscience, pas tant parce qu’ils semblent l’être, mais surtout parce que les humains les considèrent comme tels. Je trouve la place qu’ils occupent intéressante, sans savoir l’expliquer.

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Alors les personnages. On a déjà dit que les rapport entre Cooper et ses enfants était finalement génial, et sa petite fille Murphy a une vraie personnalité. Le fils ne m’a pas marqué, et le grand père non plus. J’ai plus l’impression qu’ils sont la pour faire passer quelque chose au spectateur (j’ai lu plusieurs fois qu’ils étaient des personnages qui ont une fonction avant d’avoir un personnalité, et je suis d’accord avec ça). Dans l’ensemble c’est mitigé, j’ai l’impression que trois personnages sont bien travaillés, et que les autres sont des outils. Personnellement je n’ai pas de problème avec ça, mais ça peut en déranger quelques-uns.

Allez je vais conclure avec le rapport à la science, sinon ça va être trop long ! Interstellar, c’est un film à deux niveaux : un qui parle de sciences, l’autre qui parle de transmission. Le premier est évident, le second semble évident mais va beaucoup plus loin que ce qu’il laisse penser. Pensez-y si vous allez le voir ! Enfin, c’est un film qui en fera peut-être rêver certains si l’inconnu les passionne. Il y a de ça dans ce film, et cet aspect mériterait un article entier ! Je pourrais dire la même chose pour la place que l’amour occupe dans Interstellar : honnêtement on se dit d’abord que c’est planplan, et en y repensant c’est traité d’une façon trèèèèèès intéressante.
Un film à plusieurs niveaux donc, qui traite de thèmes passionnants avec un angle original.

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Dernière chose: bien sur qu’il est imparfait, et si le but est de râler on peut en faire une tout autre critique. Mais je trouve plus intéressant d’aller chercher ce qu’ont voulu dire Nolan et Thorne. Et évidement, tout ce que j’écris n’engage que moi, vous pensez sûrement tout autre chose.. c’est pour ça que vous pourrez commenter une fois que vous l’aurez vu ! 🙂

Des bisous !

 Tophore

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